Porté par le Glass Competence Center de la TU Darmstadt et financé par le ministère fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie, le réseau NextGlass travaille sur le verre mince en architecture, le façonnage de chant et un procédé de renforcement thermo-chimique.
Une PME de la transformation du verre a rarement le temps, les fonds propres et l'appareil d'essais nécessaires pour porter une idée jusqu'au produit commercialisable. C'est le point de départ de NextGlass, un réseau d'innovation présenté le 17 août 2026 par la revue professionnelle allemande GLASWELT. L'initiative a été lancée par le Dr.-Ing. Matthias Seel, directeur du Glass Competence Center de la Technische Universität Darmstadt, avec des entreprises de la filière verrière et de ses fournisseurs.
Le réseau rassemble neuf petites et moyennes entreprises, le Glass Competence Center de la TU Darmstadt et deux partenaires associés, avec des compétences réparties sur toute la chaîne de valeur — du constructeur de machines aux ateliers de transformation, jusqu'au bureau d'études. La Glasfachschule Hadamar, école professionnelle du verre, en fait également partie, ce qui rattache le dispositif à la formation et à la pratique d'atelier. NextGlass est constitué en réseau d'innovation ZIM, dispositif financé par le ministère fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie : le management du réseau accompagne les entreprises aussi bien sur la formulation des idées que sur le montage des demandes de subvention. Les partenaires se réunissent deux fois par an.
Les travaux annoncés portent sur des sujets techniques concrets : l'emploi du verre mince en architecture, de nouvelles approches du façonnage de chant, le développement d'un procédé de renforcement thermo-chimique, et l'application de l'intelligence artificielle aux essais et au dimensionnement des produits verriers. « NextGlass est centré sur le développement de procédés et de produits innovants pour la fabrication, la transformation et le contrôle du verre plat, afin de renforcer la capacité d'avenir de la filière verrière en Europe et en Allemagne », déclare Matthias Seel dans l'article, en allemand.
Pour les transformateurs français, l'intérêt de ce type de structure est moins le catalogue de projets que le modèle : un centre de compétences universitaire qui mutualise l'accès aux essais et à la recherche pour des entreprises trop petites pour financer seules un développement produit, avec un guichet de financement public identifié. Les thèmes retenus — verre mince, chant, renforcement chimique — sont précisément ceux qui conditionnent la prochaine génération de vitrages de façade et de garde-corps, et la question du verre mince est loin d'être réglée à l'échelle européenne.