Le premier immeuble livré sur le site de reconversion de Foundry Park, à Chicago, combine deux vitrages à couche de Vitro sur une façade à angles arrondis. L'opération illustre la montée en puissance des programmes de laboratoires dans la commande de vitrage nord-américaine.
Le bâtiment du 1229 W. Concord, à Chicago, occupe l'emplacement de l'ancienne fonderie Finkl Steel, en bordure du bras nord de la rivière Chicago. Livré en 2023, il est le premier programme achevé sur les 53 acres de Foundry Park, une opération de reconversion industrielle qui prévoit à terme jusqu'à 3 000 logements, des commerces, des bureaux et des aménagements de berge. Conçu par l'agence Gensler, l'immeuble développe huit niveaux et 285 000 pieds carrés (environ 26 500 m²) de laboratoires et de bureaux derrière une façade dont les angles sont traités en verre bombé continu.
Deux produits de Vitro Architectural Glass se partagent l'enveloppe. Le vitrage à couche Solarban 90 Acuity équipe l'essentiel de la façade, avec une transmission lumineuse de 53 % pour un facteur solaire de 0,23. Le Solarban 60 sur substrat extra-clair Starphire, plus transmittant (74 % de transmission lumineuse, facteur solaire de 0,41), a été retenu pour les verrières, les atriums, les vitrines et les entrées. Les surfaces les plus exposées reçoivent une sérigraphie de points espacés de deux par quatre pouces destinée à réduire les collisions d'oiseaux. Les bureaux occupent l'élévation nord, ouverte sur la rivière, tandis que les laboratoires sont repoussés au sud sous de profonds débords. Le maître d'ouvrage vise les certifications LEED Silver, WELL Health-Safety et RESET Air.
La transformation a été assurée par Oldcastle BuildingEnvelope, façonnier certifié Vitro, et par Cristacurva pour les parties bombées ; la pose revient à Mid-States Glass & Metal, sous l'entreprise générale Power Construction. Selon le communiqué de Vitro relayé en anglais par le portail glassOnWeb, l'opération illustre une tendance qui touche aussi le marché européen : les programmes de laboratoires et de biotechnologies imposent au vitrage un cahier des charges double, très sélectif sur les façades exposées mais très transparent sur les circulations, ce qui pousse les prescripteurs à combiner plusieurs références de couches sur un même bâtiment plutôt qu'à retenir un produit unique.