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NF DTU 39 : les règles de pose qui encadrent les vitrages en France

Par Marouane KHENAFFOU ·

Le NF DTU 39 encadre la pose des vitrages en neuf comme en rénovation, avec des exigences précises sur les feuillures, le calfeutrement et le calage. Son domaine d’application exclut notamment les VEC, les VEA et plusieurs configurations spéciales.

NF DTU 39 : les règles de pose qui encadrent les vitrages en France

À retenir

  • Le NF DTU 39 s’applique aux travaux de vitrerie et de miroiterie en neuf, rénovation, réhabilitation et entretien, en métropole comme dans les DOM.
  • La profondeur minimale de feuillure est de 15 mm et sa largeur doit dépasser l’épaisseur du vitrage de 6 mm au minimum.
  • La version en vigueur date de juillet 2017 ; une mise à jour publiée en janvier 2024 a principalement corrigé et précisé la partie consacrée aux maîtres d’œuvre.

Le NF DTU 39 encadre la pose traditionnelle en feuillure

Le NF DTU 39 constitue le référentiel français de mise en œuvre des produits verriers lorsque le vitrage est posé mécaniquement dans une menuiserie avec garniture d’étanchéité. Il concerne les chantiers neufs comme les opérations de rénovation, de réhabilitation et d’entretien. Pour les vitrages isolants qui assurent le clos et le couvert, le texte s’applique lorsque la pose est réalisée avec une inclinaison minimale de 5° par rapport à l’horizontale. Les vitrages intérieurs peuvent, eux, être posés sans limitation d’angle. Les vitrages isolants comportant des petits bois ou des croisillons sont également intégrés au domaine du document.

Cette définition du périmètre est importante pour le façadier et le miroitier : le DTU ne décrit pas toutes les solutions verrières existantes, mais un ensemble de configurations de pose dont les supports, les jeux et les garnitures peuvent être vérifiés sur le chantier. Les vitrages extérieurs collés et les vitrages extérieurs attachés, notamment, ne relèvent pas du NF DTU 39 P1-1. Ils doivent être traités avec les référentiels techniques correspondant à leur système de façade. Le même constat vaut pour les vitrages trempés montés sur chantier et pour les vitrages assemblés en atelier.

Feuillure, cales et supports doivent être vérifiés avant la commande

La partie consacrée aux critères généraux de choix des matériaux admet des menuiseries neuves en bois, en métal ou en matériaux de synthèse, à condition qu’elles respectent leurs propres normes et qu’elles offrent un support propre, sec et compatible avec la garniture d’étanchéité. En rénovation, une menuiserie existante peut être conservée si les anciennes garnitures sont retirées et si l’état du support permet une adhérence correcte du nouveau calfeutrement.

La géométrie de la feuillure conditionne directement la faisabilité de la pose. Sa profondeur minimale est fixée à 15 mm. Sa largeur doit être au moins égale à l’épaisseur totale du vitrage, augmentée de 6 mm. Pour un double vitrage 4/16/4 de 24 mm d’épaisseur, la largeur minimale calculée atteint donc 30 mm. Cette vérification doit intervenir avant la commande, en particulier lorsqu’un ancien vitrage est remplacé par une composition plus performante ou plus épaisse.

Le jeu entre le vitrage et le fond de feuillure doit atteindre 5 mm au minimum. Les cales d’assise en EPDM présentent une dureté de 80 ± 5 Shore A et ne doivent pas être placées directement sous les angles du vitrage, afin de limiter les concentrations de contraintes. Le calage prévoit au minimum deux cales latérales par mètre linéaire. Pour un vitrage isolant, il doit porter sur l’épaisseur totale des composants verriers. Sur un vitrage non bordé, le décalage entre composants doit atteindre 1 mm au minimum sur le chant supérieur.

Les données de chantier déterminent la composition et la mise en œuvre

Avant la pose, l’entrepreneur doit disposer des caractéristiques du vitrage et des performances attendues, notamment en matière d’acoustique et de sécurité. Il doit aussi connaître les sollicitations climatiques définies selon la région, l’altitude, la situation et la hauteur du bâtiment, ainsi que les sollicitations thermiques susceptibles d’entraîner une élévation de température ou un risque de casse thermique. La nature de la menuiserie, le type de calfeutrement, la destination de l’ouvrage et l’exposition à des événements exceptionnels comme un séisme, une avalanche ou un cyclone complètent ces informations.

Les parties P3 et P4 du NF DTU 39 servent de mémentos pour les calculs. La première aide à apprécier le risque de casse thermique ; la seconde contribue à déterminer l’épaisseur et la composition du vitrage en fonction des actions climatiques. Le choix de la garniture d’étanchéité dépend notamment de l’exposition du vitrage, de la situation de la construction et de son alignement par rapport au nu de la façade.

Le référentiel exclut par ailleurs les serres horticoles, les cloisons amovibles ou démontables, les dalles de plancher en verre et plusieurs vitrages isolants particuliers : vitrages bombés, chauffants, comportant plus de deux lames de gaz, stores incorporés, éléments décoratifs ou vitraux. Les vitrages chromogéniques, suspendus ou décoratifs non industriels assemblés par profils, mortiers ou collages sont également hors périmètre. Cette liste doit être contrôlée avant de conclure que le DTU suffit à encadrer une solution.

Pour replacer ces exigences dans les autres sujets techniques suivis par la filière, le dossier consacré au cadre normatif européen du vitrage sous vide montre qu’une solution verrière peut aussi dépendre de référentiels spécifiques. Les enjeux de charges thermiques sont également abordés dans l’analyse d’un banc d’essai consacré à l’impact des charges thermiques.

En France, le contrôle de la feuillure reste le premier réflexe en rénovation

Pour un miroitier, un menuisier ou un façadier intervenant en France, l’information la plus directement exploitable est la nécessité de relever la feuillure, les jeux disponibles et l’état du support avant de commander le vitrage. Une composition plus épaisse ou une exigence accrue de sécurité peut rendre la menuiserie existante incompatible avec les cotes minimales. Le contrôle des cales, du fond de feuillure et du calfeutrement limite aussi les risques d’infiltration, de condensation en feuillure, de décollement du mastic ou de casse thermique différée.

Le texte ne donne pas de prix ni de délai propres au marché français. Son effet est donc surtout technique et assurantiel : il aide à cadrer la prescription, à répartir les informations entre le donneur d’ordre et l’entreprise de pose et à vérifier si le système choisi relève bien du NF DTU 39. Les solutions VEC, VEA, suspendues ou intégrées à des ouvrages spéciaux restent à suivre avec leurs propres règles professionnelles et documents techniques.

Source : actu-menuiserie.fr

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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