Saint-Gobain Glass présente les vitrages de contrôle solaire COOL-LITE SKN 155 et SKN 155 II, destinés aux façades fortement vitrées. Leur transmission lumineuse atteint 50 %, pour un facteur solaire de 27 % en configuration standard.
À retenir
- Saint-Gobain Glass présente les vitrages de contrôle solaire COOL-LITE SKN 155 et SKN 155 II pour les façades à hautes performances.
- En double vitrage 6/16/4 avec couche en face 2, la transmission lumineuse atteint 50 % et le facteur solaire s’établit à 0,27.
- La gamme existe en version recuite et en version destinée à la trempe, sur PLANICLEAR, DIAMANT et le substrat bas carbone ORAÉ.
COOL-LITE SKN 155 remplace progressivement le SKN 154 avec des performances revues
Selon Vidrio Perfil, dans un article publié en espagnol, Saint-Gobain Glass présente les solutions COOL-LITE SKN 155 et SKN 155 II comme une évolution de la gamme SKN 154. Le fabricant vise les projets de façades qui doivent conserver une forte entrée de lumière tout en limitant les apports solaires. La différence entre les deux références tient principalement à leur aptitude à la transformation : le SKN 155 est proposé en verre recuit, tandis que le SKN 155 II est livré dans une version à tremper.
Dans une composition standard de double vitrage 6/16/4, avec la couche placée en face 2 et un remplissage à l’argon, les deux produits laissent passer 50 % de la lumière naturelle. Leur facteur solaire g de 0,27 signifie que 27 % de l’énergie solaire incidente est transmise à l’intérieur. Le vitrage bloque donc 73 % de la chaleur solaire entrante, ce qui peut réduire les risques de surchauffe et les besoins de refroidissement dans les locaux fortement exposés.
La sélectivité annoncée atteint 1,85 dans cette configuration. Ce rapport entre transmission lumineuse et facteur solaire positionne le produit sur un compromis classique pour les façades de bureaux, de commerces ou d’équipements recevant beaucoup de lumière. La réflexion lumineuse extérieure est donnée à 15 %, avec une réflexion intérieure de 12 %. Saint-Gobain met ainsi en avant une apparence neutre et une faible réflexion, destinées à conserver une esthétique régulière lorsque la façade est observée sous différents angles.
Les deux versions imposent une transformation précise avant la mise en œuvre
La gamme est prévue pour être assemblée en vitrage isolant, avec la couche positionnée en face 2, c’est-à-dire à l’intérieur de la lame de verre côté local. Le margeage de la couche est obligatoire avant l’assemblage. Cette exigence doit être intégrée dès la préparation des dossiers de fabrication, car elle conditionne la protection de la couche pendant les opérations de découpe, de façonnage et de montage.
Le SKN 155 II doit être trempé avant son assemblage en double vitrage afin d’atteindre ses performances et son aspect prévus. Il est fourni avec EASYPRO, une protection temporaire de surface destinée à limiter les risques de marquage pendant la manutention et le traitement. Pour un transformateur, cette différence avec la version recuite implique de vérifier la compatibilité du four, les paramètres de trempe et le séquencement de production avant de proposer la référence sur un chantier.
Les vitrages peuvent être proposés sur des substrats PLANICLEAR, DIAMANT ou ORAÉ, selon les configurations disponibles. La gamme existe en épaisseurs monolithiques de 6, 8 ou 10 mm et en dimensions pouvant atteindre 6 000 × 3 210 mm. Le fabricant indique aussi que le COOL-LITE SKN 155 peut entrer dans des vitrages feuilletés de sécurité, notamment avec les solutions STADIP PROTECT ou STADIP SILENCE. Cette possibilité rapproche le produit des applications où le contrôle solaire doit être associé à la sécurité des personnes ou à l’affaiblissement acoustique, comme le rappelle également [le lancement du vitrage feuilleté STADIP PLUS de Saint-Gobain](/actualites/saint-gobain-lance-un-vitrage-feuillete-stadip-plus-de-4-8-mm-classe-p2a).
Dans une composition triple vitrage associant le SKN 155 à un vitrage ECLAZ LUMI, les données publiées indiquent une transmission lumineuse de 47 %, un facteur solaire de 0,25 et un coefficient Ug de 1,0 W/m².K. Les valeurs varient donc selon le substrat, le nombre de feuilles et la position des couches. Le choix ne peut pas se limiter à la seule référence commerciale : il doit être vérifié dans la composition complète du vitrage et avec les outils de calcul du fabricant.
Pour les projets français, l’enjeu sera de sécuriser la disponibilité et la transformation
Pour un façadier français, les COOL-LITE SKN 155 et SKN 155 II peuvent répondre aux projets de bureaux, d’hôpitaux, d’écoles, de commerces, de centres sportifs ou de grandes baies orientées au sud et à l’ouest. Le facteur solaire de 0,27 apporte une réponse aux exigences de confort d’été, tandis que la transmission lumineuse de 50 % évite de basculer vers une façade trop sombre. Les vérandas, verrières et toitures vitrées sont également citées parmi les applications possibles, sous réserve d’une composition adaptée.
Le point de vigilance porte sur la prescription et la fabrication. Le SKN 155 II doit être trempé, la couche doit être margée et les deux références doivent être montées en vitrage isolant avec la couche en face 2. Ces contraintes peuvent influer sur les délais lorsqu’un transformateur doit réserver une capacité de trempe ou organiser une production sur mesure. La disponibilité des dimensions, des substrats DIAMANT et ORAÉ, ainsi que les longueurs différentes du format annoncé de 6 000 × 3 210 mm, devra être confirmée au cas par cas auprès du réseau commercial de [Saint-Gobain Glass France](/annuaire/saint-gobain-glass-france).
Le choix d’ORAÉ peut aussi répondre aux dossiers qui documentent l’empreinte environnementale des produits. La page source indique que la gamme dispose d’une déclaration environnementale de produit et d’une certification Cradle to Cradle Certified V4.0 Bronze. Ces éléments peuvent alimenter une comparaison de solutions dans les projets soumis à des objectifs carbone, mais ils ne remplacent pas l’analyse de la composition complète ni les justificatifs demandés par le maître d’ouvrage. Pour les entreprises françaises, il faudra donc suivre la date de disponibilité réelle, les fiches de transformation et les données environnementales correspondant à la configuration prescrite.