L'association européenne des fabricants de verre plat propose une méthodologie commune de calcul du contenu recyclé, afin de fiabiliser le reporting environnemental du secteur.
Glass for Europe, l'association bruxelloise qui représente la filière européenne du verre plat, a publié début août 2026 un position paper établissant une définition harmonisée du contenu recyclé pour le secteur. L'objectif affiché est de mettre fin à des méthodes de calcul disparates entre fabricants, qui rendaient jusqu'ici les déclarations environnementales difficiles à comparer.
Le document distingue trois catégories de calcin : le calcin de four, généré et réintégré directement dans le process de fabrication, qui reste exclu du contenu recyclé déclaré ; le calcin pré-consommation, issu des chutes de transformation en aval du float ; et le calcin post-consommation, provenant du verre collecté après usage. Seules ces deux dernières catégories comptent dans le calcul du taux de recyclé. La méthodologie s'appuie sur les normes existantes EN ISO 14021:2016 et prEN 17074:2025, qu'elle adapte aux spécificités du procédé float.
Pour la filière bâtiment, qui absorbe l'essentiel de la production de verre plat en Europe, l'enjeu est double : réduire la consommation de matières premières vierges et l'énergie de fusion des fours, tout en donnant aux maîtres d'ouvrage et bureaux d'études des données de recyclage comparables d'un fabricant à l'autre. Cet effort sur l'énergie de fusion rejoint une autre initiative de la filière : à Avilés, Saint-Gobain et AGC construisent le plus grand four électrique au monde pour le verre plat, une voie complémentaire pour réduire l'empreinte carbone de la fusion. Glass for Europe présente cette harmonisation comme une étape nécessaire pour crédibiliser les futures déclarations de contenu recyclé dans un contexte de pression réglementaire croissante sur l'empreinte carbone de la construction.