La rénovation des bureaux Zurich Aribau, à Barcelone, réunit deux bâtiments construits en 1989 sur plus de 19 000 m². Les vitrages Planitherm XN, COOL-LITE SKN 176 et COOL-LITE SKN 154 II de Saint-Gobain accompagnent une enveloppe visant lumière naturelle, confort thermique et sobriété énergétique.
À retenir
- La rénovation transforme plus de 19 000 m² de bureaux à Barcelone en réunissant deux bâtiments existants construits en 1989.
- Le projet conserve plus de 80 % de la structure originale et a obtenu les certifications LEED Platinum et WELL Gold.
- Les vitrages retenus sont Planitherm XN pour les fenêtres et murs-rideaux, COOL-LITE SKN 176 pour la façade exposée et COOL-LITE SKN 154 II pour les verrières.
Zurich Aribau réunit deux immeubles autour d’une enveloppe largement conservée
La rénovation des bureaux Zurich Aribau, à Barcelone, s’appuie sur une intervention lourde mais ciblée sur le bâti existant. Le complexe, construit en 1989, regroupe désormais deux immeubles de bureaux sur une surface de plus de 19 000 m². Le projet architectural a été mené par le studio SCOB, avec l’objectif de créer des espaces de travail plus ouverts, lumineux et adaptés aux nouveaux usages collaboratifs.
La conservation de plus de 80 % de la structure originale constitue l’un des points importants de l’opération. Elle permet de limiter la démolition tout en régularisant les volumes et en rétablissant une continuité avec la trame urbaine du quartier. Les nouveaux patios, les ouvertures et les menuiseries ont été conçus pour favoriser la lumière naturelle et la ventilation croisée. Le projet revendique ainsi une rénovation du patrimoine existant plutôt qu’une reconstruction complète.
Le verre intervient dans plusieurs parties de l’enveloppe : fenêtres, murs-rideaux, façades et verrières. La composition du projet associe ces surfaces vitrées à un jardin intérieur, à des toitures végétalisées et à plus de 5 000 plantes ainsi que 16 arbres caducifoliés. Cette végétation doit contribuer à limiter l’effet d’îlot de chaleur et à améliorer le confort des occupants dans les espaces intérieurs comme dans les zones communes.
Trois familles de vitrages répartissent isolation, lumière et contrôle solaire
Pour les fenêtres et les murs-rideaux, le projet utilise Planitherm XN, un vitrage à couche basse émissivité de Saint-Gobain Glass France. La source espagnole présente cette solution comme destinée aux doubles et triples vitrages. Elle doit renforcer l’isolation thermique tout en conservant une transmission lumineuse élevée, un point recherché dans des bureaux où l’éclairage naturel fait partie de la stratégie de confort.
La façade vitrée la plus exposée reçoit COOL-LITE SKN 176. Ce verre à haute sélectivité combine transmission lumineuse, protection solaire et isolation thermique. Le choix vise à limiter les apports solaires et les pertes d’énergie sans renoncer à une façade transparente et visuellement neutre. Pour les verrières, les concepteurs ont retenu COOL-LITE SKN 154 II, présenté comme un vitrage associant basse émissivité et contrôle solaire renforcé.
Ces références s’inscrivent dans une logique déjà visible dans les lancements récents de Saint-Gobain, notamment avec les vitrages de façade COOL-LITE SKN 155 et SKN 155 II. Dans le cas de Zurich Aribau, l’intérêt ne réside pas dans un produit isolé mais dans la répartition des fonctions selon l’orientation et la position du vitrage : isolation des baies, maîtrise solaire de la façade et gestion de la lumière zénithale.
Le vitrage est complété par le système d’isolation de façade Webertherm ETICS, avec une finition Webertene ADVANCE et des plaques d’EPS préfabriquées. L’ensemble doit améliorer l’isolation thermique et la résistance superficielle aux chocs, tout en facilitant la mise en œuvre. Le projet associe donc la performance de la paroi vitrée à celle des parties opaques de l’enveloppe.
Les certifications et le réemploi potentiel donnent un cadre au projet
La rénovation a obtenu les certifications LEED Platinum et WELL Gold. La première valorise notamment les choix liés à l’énergie, aux matériaux et à la gestion du bâtiment ; la seconde porte davantage sur la qualité des espaces et le bien-être des occupants. La page source mentionne également des matériaux recyclés, l’absence de composés organiques volatils, une consommation d’eau réduite, une production d’énergie solaire et photovoltaïque ainsi que des dispositifs favorisant une mobilité plus durable.
Le projet cherche aussi à rendre les composants de l’immeuble plus facilement récupérables à l’avenir. La source le décrit comme un possible « banc de matériaux », en raison du potentiel de recyclage et de valorisation de plusieurs éléments. Cette approche ne constitue pas une norme nouvelle pour les vitrages, mais elle donne un contexte concret aux choix de produits démontables ou valorisables dans les opérations de rénovation.
Pour le secteur du verre plat, Zurich Aribau illustre surtout la place prise par le vitrage sélectif dans les rénovations tertiaires complexes. Le produit doit répondre simultanément aux attentes de transmission lumineuse, de protection solaire, d’isolation et d’esthétique. La répartition des références selon les usages montre aussi que la prescription ne se limite plus à choisir une seule composition pour l’ensemble d’un bâtiment.
En France, cette rénovation renforce la demande de prescriptions vitrées par orientation
Pour un façadier ou un transformateur français, le projet barcelonais ne fournit pas de prix ni de délai transposables directement. Il reste néanmoins à suivre car il confirme une tendance utile pour les consultations : les performances attendues peuvent varier entre fenêtres, murs-rideaux, façades exposées et verrières. Les entreprises doivent donc être capables de chiffrer plusieurs compositions, de vérifier leur compatibilité avec les systèmes de façade et de documenter les performances thermiques et solaires demandées.
La logique est également cohérente avec les opérations françaises de rénovation tertiaire visant à réduire les consommations sans remplacer toute la structure. Elle peut accroître la demande de vitrages à basse émissivité et à contrôle solaire, mais aussi la nécessité d’un accompagnement technique sur la transmission lumineuse, le risque de surchauffe et la mise en œuvre. Les certifications LEED et WELL ne remplacent pas les règles françaises applicables ; pour un chantier en France, les performances devront être rapprochées des exigences réglementaires, des prescriptions du système de façade et des documents techniques des produits.