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CircuClarity met le réemploi des vitrages en phase de déploiement industriel

Par Marouane KHENAFFOU ·

L’initiative CircuClarity estime que le réemploi et le reconditionnement des vitrages passent des projets pilotes à des solutions prêtes à être déployées. Une étude présentée à glasstec 2026 détaille les conditions techniques, logistiques et documentaires nécessaires.

CircuClarity met le réemploi des vitrages en phase de déploiement industriel

À retenir

  • Le réseau CircuClarity, lancé en 2022 par Linda Hildebrand et Lisa Rammig, réunit désormais plus de 100 parties prenantes de la chaîne du verre et du bâtiment.
  • Selon l’étude citée, le recyclage du verre plat de vitrage vers du verre plat dépassait rarement 1 % des déchets étudiés, tandis que le réemploi conserve davantage de matière et d’énergie déjà investies.
  • La conférence CircuClarity Two se tiendra les 20 et 21 octobre 2026 à Düsseldorf, pendant glasstec, avec un focus sur le passage des démonstrateurs aux processus reproductibles.

Le réemploi conserve la valeur du vitrage au-delà de la démolition

Dans un article en anglais publié par glassOnWeb et attribué à glasstec-online.com, l’initiative CircuClarity présente une étude consacrée au réemploi et au reconditionnement des vitrages. Le point de départ est industriel : un vitrage isolant peut rester performant pendant plusieurs décennies dans une fenêtre ou une façade, mais sa première vie s’interrompt souvent lors de la démolition du bâtiment. Les éléments sont alors brisés, mélangés à des matériaux minéraux et orientés vers des usages moins exigeants, ou transformés en calcin lorsque les conditions le permettent.

Le recyclage en boucle fermée reste utile pour réduire la consommation de matières premières et l’énergie de fusion. Il ne récupère toutefois pas l’énergie grise déjà mobilisée pour fabriquer, transporter, stocker et vendre le vitrage. Conserver la feuille de verre, le vitrage isolant complet ou le module de façade permettrait de préserver une part plus importante de cette valeur. L’étude « Readiness for Circularity and Climate Neutrality in the Glass Industry », menée par Linda Hildebrand et Lisa Rammig, estime que le taux de recyclage de verre plat en verre plat dépassait rarement 1 % dans les situations observées.

Les auteures distinguent deux opérations. Le réemploi consiste à réinstaller un composant sans modification matérielle après avoir vérifié son aptitude. Le reconditionnement implique de démonter le produit, de nettoyer, tester et documenter ses composants, puis de les assembler avec des éléments existants ou neufs pour constituer un produit fonctionnel.

Des essais sur des vitrages de façade montrent les exigences du reconditionnement

Un projet réalisé par LMP Engineering et Dow illustre cette seconde voie. Des vitrages déposés ont été récupérés, évalués, puis intégrés à de nouveaux éléments de façade avec un renforcement au silicone. Les essais de sécurité ont notamment porté sur le comportement du vitrage feuilleté après impact pendulaire. Le maintien des fragments et la capacité de la nouvelle structure à reprendre les charges sont des critères déterminants : une surface qui paraît intacte ne suffit pas à justifier une nouvelle utilisation.

Le texte rapporte également que certaines feuilles de verre float âgées d’environ 30 ans peuvent conserver, dans certaines conditions, une rigidité en flexion peu affectée par leur période d’utilisation. Cette observation ne dispense pas d’une qualification du vitrage déposé. Elle souligne au contraire le besoin de procédures fiables pour mesurer ses performances résiduelles, identifier son historique et démontrer son aptitude à un nouvel emploi.

Un autre exemple concerne le projet St. Oberholz, à Berlin, où des cloisons vitrées ont été démontées puis stockées en vue d’une extension de bureaux. Les cloisons intérieures sont présentées comme particulièrement adaptées au réemploi : leur cycle d’utilisation est souvent plus court que leur durée de vie technique, ce qui peut créer un gisement de produits encore bien conservés.

Les cas étudiés indiquent aussi un potentiel environnemental mesurable. Une analyse citée par l’initiative évalue jusqu’à 48 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour du verre réemployé ou reconditionné par rapport à du verre neuf. Cette valeur dépend du scénario retenu, de la distance de transport, des opérations de nettoyage et de test ainsi que du niveau de transformation nécessaire.

La disponibilité d’un vitrage réemployable dépendra de la dépose et des données

Le passage de projets pilotes à une activité courante ne repose pas uniquement sur la conception des façades. Il suppose une dépose sélective, des moyens de collecte et de retour, une logistique adaptée et la connaissance des caractéristiques du vitrage installé. Les déclarations environnementales, les passeports numériques des produits et des bâtiments ainsi que les registres de matériaux peuvent fournir cette infrastructure, mais ces informations restent encore insuffisamment reliées entre elles.

La conception en vue du démontage ne garantit pas non plus une dépose simple. Les essais mentionnés dans l’étude montrent que des assemblages vissés réputés réversibles peuvent demander davantage de temps en démontage manuel qu’un collage au silicone réalisé avec les outils appropriés. Le choix de la liaison doit donc être évalué avec le coût de la main-d’œuvre, le risque de casse et la possibilité de séparer proprement les composants.

Pour un facadier ou un transformateur français, l’information ouvre une piste de diversification mais ne crée pas encore un marché standardisé. Les projets devront intégrer dès la conception les conditions de dépose, l’identification des produits et la traçabilité des performances. Les entreprises pourront suivre les résultats de CircuClarity Two, présenté à glasstec, car la généralisation du réemploi dépendra encore de méthodes d’essai partagées, de responsabilités clairement définies et de filières logistiques capables d’acheminer les vitrages sans les dégrader. Cette évolution complète les démarches déjà consacrées au recyclage du vitrage de démolition, comme le montre le dossier consacré à l’expérimentation d’Obayashi et d’AGC. Elle s’inscrit aussi dans le mouvement plus large des coopérations entre recherche et industrie autour de la circularité du verre.

Source : www.glassonweb.com

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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