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Glas Modemann perpétue la transmission du métier de vitrier depuis 1900

Par Marouane KHENAFFOU ·

À Cologne, Glas Modemann poursuit depuis 1900 une activité de vitrerie familiale structurée autour de la qualification de maître et de la formation d’apprentis. L’entreprise illustre les conditions de transmission d’un savoir-faire artisanal dans le verre plat transformé.

Glas Modemann perpétue la transmission du métier de vitrier depuis 1900

À retenir

  • Fondée à Cologne en 1900 par Oskar Kirchoff, Glas Modemann est aujourd’hui dirigée par Jörg Modemann.
  • La direction de l’entreprise s’est transmise sur quatre générations, chaque génération ayant obtenu la qualification de maître vitrier.
  • Le parcours de Jörg Modemann comprend une formation à Hadamar, une expérience de 1,5 an chez Glasbau Würmtal et une prise de fonction à la direction en 2009.

Glas Modemann a reconstruit son activité familiale après la guerre

L’histoire de Glas Modemann commence à Cologne en 1900, lorsque Oskar Kirchoff pose les bases de l’entreprise familiale. Le parcours présenté par Actu Menuiserie montre une transmission qui ne repose pas uniquement sur la conservation d’un nom commercial : elle associe apprentissage du métier, expérience dans d’autres ateliers et reprise progressive de la responsabilité de l’entreprise.

La Seconde Guerre mondiale a détruit le bureau, l’atelier et les entrepôts. La famille a néanmoins reconstruit les installations sur le terrain de l’entreprise. En 1962, la grand-mère de Jörg Modemann a repris la direction avec son mari, le maître vitrier Heinz Schramke. Hilger Modemann a rejoint l’entreprise en 1969, après avoir obtenu son examen de maître vitrier en 1967. À partir de 1983, l’activité a été poursuivie sous la dénomination Glas Modemann GmbH.

Jörg Modemann a obtenu son examen de maître en 1992 à Rheinbach, près de Bonn, puis a pris la direction générale en 2009. Avant de revenir dans l’entreprise familiale, il avait suivi sa formation à la Glasfachschule de Hadamar et travaillé pendant 1,5 an chez Glasbau Würmtal, à Gauting, près de Munich. Ce passage par une entreprise extérieure constitue, dans le récit de Glas Modemann, une étape destinée à élargir l’expérience avant la reprise.

La qualification et l’apprentissage organisent le transfert des compétences

Pour l’entreprise, la formation de maître est un fil conducteur de la succession. Elle donne à chaque génération une base technique propre et un niveau de responsabilité reconnu dans le métier de vitrier. Le transfert ne se limite toutefois pas aux connaissances détenues par le dirigeant : Glas Modemann cite plusieurs professionnels qui ont contribué à la formation de Jörg Modemann, parmi lesquels Heinz Schramke, Peter Karels, Reinhold Weiden, Karl Schopen et Charlie Esser.

L’entreprise forme également des apprentis dans le métier de la vitrerie. Leur parcours couvre des réalisations très différentes : crédences de cuisine, cloisons vitrées, portes en verre et assemblages combinant bois, métal et verre. Les techniques mentionnées comprennent notamment la mise en couleur selon plusieurs nuanciers, le polissage, le sablage et le conseil sur site. Cette polyvalence correspond au fonctionnement d’une miroiterie qui traite des pièces sur mesure plutôt qu’une gamme standardisée.

Le portefeuille comprend aussi le double vitrage fabriqué à la demande, les douches en verre, les miroirs et les habillages verriers. Dans ces applications, la prise de cotes, la préparation des chants, le choix de la finition et la qualité de la pose ont une incidence directe sur le résultat final. La formation interne sert donc autant à préserver les gestes traditionnels qu’à maintenir la capacité à répondre à des demandes individuelles.

L’ancrage professionnel complète la transmission interne

Glas Modemann est membre du Glaserinnungsverband Nordrhein-Westfalen et de la chambre des métiers de Cologne. L’entreprise présente cette double appartenance comme un moyen de rester connectée aux structures professionnelles, à la formation continue et aux échanges du métier. Pour une petite entreprise de transformation et de pose, ces réseaux peuvent aussi faciliter l’accès à des informations sur les évolutions techniques, les obligations contractuelles ou les pratiques de la profession.

Le modèle reste régional : Glas Modemann travaille principalement à Cologne et dans ses environs, avec une relation directe avec les clients et des interventions sur site. Cette proximité est cohérente avec des ouvrages dont les dimensions et les finitions sont définies projet par projet. Elle permet également de transformer une demande de réparation ou de remplacement en prestation complète, depuis le conseil jusqu’à la pose.

Cette actualité s’inscrit dans un environnement professionnel allemand déjà suivi par GlassExpertGuide, notamment avec la nomination de Raoul Nossek à la direction de la fédération du métier de vitrier. Elle rejoint aussi les débats sur la manière dont les organisations professionnelles allemandes valorisent la compétence technique du vitrage, comme dans la prise de position du Bundesverband Flachglas sur la performance du vitrage.

Pour les entreprises françaises, l’enjeu est surtout celui des compétences

Le cas Glas Modemann ne fournit pas d’élément permettant de conclure à une évolution immédiate des prix, des délais ou de la disponibilité du verre plat en France. Il ne décrit ni investissement industriel, ni nouveau produit, ni modification normative applicable aux façades ou aux vitrages isolants français. Son intérêt pour un miroitier, un transformateur ou un façadier est ailleurs : il documente une organisation de la transmission qui associe qualification, expérience extérieure, apprentissage et ancrage professionnel.

Pour une entreprise française, cette logique peut nourrir la réflexion sur la reprise d’un atelier, la préparation d’un successeur ou la sécurisation des compétences rares en pose et en transformation. Elle concerne particulièrement les activités de petite série et de sur mesure, où la qualité dépend encore fortement de la lecture du chantier, de la précision des cotes et de la maîtrise des finitions. Le sujet reste à suivre pour voir si d’autres entreprises européennes rendent publiques des démarches comparables face au renouvellement des effectifs.

Source : actu-menuiserie.fr

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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