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Les inclusions de sulfure de nickel restent un risque différé pour le vitrage trempé

Par Marouane KHENAFFOU ·

Une inclusion de sulfure de nickel peut provoquer la casse spontanée d’un vitrage trempé plusieurs années après sa fabrication. L’analyse des faciès de rupture et le recours au heat soak test restent essentiels pour limiter le risque dans les applications du bâtiment.

Les inclusions de sulfure de nickel restent un risque différé pour le vitrage trempé

Les inclusions de sulfure de nickel (NiS) constituent un défaut rare mais redouté du verre trempé utilisé dans les façades, les murs-rideaux et les vitrages situés au-dessus des zones de passage. Selon l’analyse publiée en anglais dans IIBEC Interface Journal et relayée par GlassOnWeb, ces particules se forment accidentellement pendant la fabrication du verre float, lorsque du nickel et du soufre se combinent. Leur transformation progressive peut intervenir longtemps après la pose, parfois plusieurs années plus tard.

Le mécanisme repose sur le passage d’une phase cristalline à une autre. Pendant la trempe, l’inclusion est susceptible de rester dans une phase stable à haute température, puis de revenir lentement à sa phase stable à température ambiante. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation de volume généralement comprise entre 2,5 % et 4 %. Lorsqu’elle se trouve dans la zone centrale soumise à la traction, la particule crée des contraintes locales capables d’amorcer une fissure. Le faciès de rupture présente souvent un motif décrit comme une forme de papillon, de huit ou d’œil de chat, ce qui aide l’expert à distinguer cette cause d’un choc ou d’un dommage au bord du vitrage.

La prévention ne repose pas sur une élimination totale, difficile à garantir, mais sur une combinaison de contrôle industriel et de traitement après production. Les fabricants renforcent la surveillance des matières premières, du calcin et des équipements susceptibles d’introduire du nickel. Le heat soak test accélère la transformation des inclusions critiques dans un four contrôlé afin de casser les feuilles défectueuses avant leur installation. Le procédé, encadré notamment par la norme EN 14179-1, réduit fortement le risque sans le supprimer entièrement. Dans les applications à forte conséquence potentielle, le verre feuilleté apporte une protection complémentaire en retenant les fragments si une rupture survient.

Source : www.glassonweb.com

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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