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Vitrage à contrôle solaire : distinguer le Sg, le Sw et la sélectivité

Par Marouane KHENAFFOU ·

Le choix d’un vitrage à contrôle solaire repose sur l’équilibre entre apports thermiques et transmission lumineuse. Les valeurs de Sg, de Sw et de sélectivité ne décrivent toutefois pas le même objet et doivent être utilisées au bon stade du projet.

Vitrage à contrôle solaire : distinguer le Sg, le Sw et la sélectivité

À retenir

  • Un double vitrage standard sans traitement présente un facteur solaire Sg d’environ 0,62, contre 0,25 à 0,30 pour un vitrage de contrôle solaire performant.
  • Le Sg caractérise le vitrage seul, tandis que le Sw décrit la fenêtre ou le mur-rideau complet, cadre compris. L’écart peut atteindre 10 à 15 %.
  • La transmission lumineuse TL et le facteur solaire Sg permettent de calculer la sélectivité. La source recommande de se référer à la NF EN 410 pour les performances du vitrage.

Les couches de contrôle solaire filtrent la chaleur sans supprimer la lumière

Un vitrage à contrôle solaire répond à une difficulté bien connue des façades vitrées : le rayonnement solaire apporte à la fois de la lumière visible et de l’énergie infrarouge, qui peut provoquer une surchauffe intérieure. L’objectif n’est donc pas de bloquer indistinctement le soleil, mais de réduire la part de chaleur transmise tout en conservant un niveau de lumière suffisant.

Les solutions décrites par Actu Menuiserie reposent notamment sur des couches métalliques nanométriques déposées sur le verre. Le dépôt magnétron produit une couche tendre, tandis que la pyrolyse à chaud produit une couche dure. Ces traitements réfléchissent ou absorbent une partie du rayonnement infrarouge. Dans un vitrage isolant à isolation thermique renforcée, la couche de contrôle solaire peut être associée à une couche faiblement émissive afin de limiter aussi les pertes de chaleur en hiver.

La source distingue trois familles. Le vitrage absorbant, souvent teinté dans la masse, retient une partie de l’énergie et en réémet une fraction. Le vitrage réfléchissant renvoie davantage de rayonnement vers l’extérieur, avec un aspect miroir plus marqué. Le vitrage sélectif cherche le meilleur compromis entre un facteur solaire bas et une transmission lumineuse élevée. Cette dernière approche est particulièrement adaptée aux façades tertiaires fortement vitrées, lorsque la réduction de la charge thermique doit rester compatible avec l’éclairage naturel.

Le Sg, le TL et la sélectivité ne servent pas au même calcul

Le facteur solaire Sg correspond à la fraction de l’énergie solaire totale transmise par le vitrage seul. Il additionne la transmission directe et la part réémise sous forme de chaleur. Sa valeur est comprise entre 0 et 1 : plus elle est faible, moins le vitrage laisse entrer d’énergie solaire. À titre de comparaison, la source indique environ 0,62 pour un double vitrage standard sans traitement, contre 0,25 à 0,30 pour une solution de contrôle solaire performante.

La transmission lumineuse TL mesure, elle, la fraction de lumière visible qui traverse le vitrage. Un double vitrage standard atteint environ 0,80 selon les données reprises par la page. Une valeur élevée favorise la lumière naturelle et peut réduire le besoin d’éclairage artificiel, mais elle ne renseigne pas à elle seule sur le risque de surchauffe.

La sélectivité est le rapport entre TL et Sg. Plus ce rapport se rapproche de 2, plus le vitrage laisse passer de lumière par rapport à la quantité de chaleur solaire transmise. Pour un architecte ou un bureau d’études, cet indicateur permet donc de comparer des compositions qui n’ont pas le même équilibre entre confort visuel et confort d’été. Les performances doivent être lues dans les fiches techniques et rapportées aux méthodes d’évaluation prévues par la NF EN 410.

La distinction entre Sg et Sw doit apparaître dans le CCTP

La confusion entre Sg et Sw peut conduire à comparer des valeurs qui ne portent pas sur le même ensemble. Le Sg concerne le vitrage isolant ou la feuille de verre testée. Le Sw caractérise la fenêtre ou le mur-rideau complet, avec le vitrage, le cadre et la proportion de profilés. Il correspond donc davantage à la performance de la baie effectivement installée.

La différence dépend de la géométrie de la menuiserie. Dans un mur-rideau aluminium dont la face visible des profilés mesure entre 50 et 65 mm, le Sw peut rester proche du Sg. Avec un dormant plus large, l’influence du cadre devient plus sensible. La page source signale que l’écart peut atteindre 10 à 15 %, ce qui justifie de préciser dans le CCTP si l’exigence porte sur le vitrage seul ou sur la baie complète.

Cette précision évite aussi les erreurs lors de la réception des performances. Une valeur de Sg ne peut pas être utilisée comme équivalent automatique d’un Sw. La NF EN 410 sert à caractériser le vitrage, tandis que la méthode NF EN 13363-2 est citée pour le calcul du facteur solaire de la fenêtre ou du système complet. Le façadier et le transformateur doivent donc vérifier la correspondance entre la valeur demandée, la composition verrière et le système de façade retenu.

En France, l’orientation et la prescription doivent guider le choix du vitrage

Pour une façade sud ou ouest, surtout lorsqu’elle comporte de grandes baies, un vitrage à contrôle solaire peut limiter les apports thermiques et le risque de surchauffe. L’ouest demande une vigilance particulière en raison du soleil bas de fin de journée. Au nord, la priorité est généralement donnée à l’isolation thermique et à la transmission lumineuse, sans appliquer automatiquement la même composition que sur les façades très exposées.

La conséquence pratique est qu’un projet ne doit pas nécessairement retenir un vitrage identique sur toutes ses orientations. Une grande baie très ensoleillée peut justifier un vitrage sélectif, alors qu’une fenêtre peu exposée peut conserver une composition différente. Le choix doit également être mis en regard des protections solaires extérieures, de la ventilation et de l’usage des locaux.

Pour les professionnels français, la première vérification consiste donc à demander si le coefficient indiqué concerne le verre ou la baie complète, puis à contrôler la méthode de calcul et la composition effectivement disponible. Les gammes de Saint-Gobain Glass France, comme les solutions de façade COOL-LITE déjà présentées dans cet article consacré aux vitrages COOL-LITE SKN 155, illustrent la nécessité de relier performance annoncée, orientation et système de façade. La page source ne donne pas de prix ni de délai d’approvisionnement pour le marché français : ces deux points restent donc à suivre au moment de la prescription et de la consultation des transformateurs.

Source : actu-menuiserie.fr

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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