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MaPrimeRénov’ exclut les fenêtres du parcours « par geste » dès le 1er septembre

Par Marouane KHENAFFOU ·

Mis à jour le

Depuis le 1er septembre 2026, le remplacement des fenêtres n’est plus éligible à MaPrimeRénov’ dans le parcours « par geste ». La mesure oblige les ménages à intégrer ces travaux dans une rénovation globale, alors que la filière française alerte sur ses conséquences pour la demande.

MaPrimeRénov’ exclut les fenêtres du parcours « par geste » dès le 1er septembre

À retenir

  • Depuis le 1er septembre 2026, le remplacement des fenêtres ne bénéficie plus de MaPrimeRénov’ dans le parcours « par geste ».
  • Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 et ses deux arrêtés d’application ont été publiés au Journal officiel le 27 août.
  • Selon l’UFME, 40 % des propriétaires commencent leur parcours de rénovation par les fenêtres, et 71 % poursuivent ensuite avec d’autres travaux.

Le remplacement des fenêtres doit désormais s’inscrire dans une rénovation globale

Le changement de règles est désormais effectif. Pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026, le remplacement des fenêtres sort du parcours MaPrimeRénov’ « par geste ». Les travaux ne peuvent plus être aidés dans ce cadre que s’ils prennent place dans une rénovation globale du logement, via le parcours accompagné.

La décision avait été annoncée à la fin du mois de juin, puis confirmée le 2 juillet lors du Conseil national de l’habitat. Elle est devenue réglementaire avec le décret n° 2026-822 du 25 août et deux arrêtés publiés au Journal officiel le 27 août. La modification intervient seulement six mois après la réouverture du guichet MaPrimeRénov’, le 23 février 2026.

Les fenêtres ne sont pas les seules concernées. La liste des travaux retirés du parcours individuel comprend aussi l’isolation des murs, des combles et des toitures, les systèmes de ventilation, les poêles à bois ou à granulés, ainsi que certains chauffe-eau et équipements solaires. Les pompes à chaleur destinées au chauffage restent éligibles dans certaines configurations, mais les modèles air/air et les systèmes avec appoint au gaz ou au fioul sont exclus.

La filière de la fenêtre perd un levier d’entrée dans la rénovation énergétique

Pour les professionnels, l’enjeu tient moins à la seule disparition d’une aide qu’à la place occupée par la fenêtre dans le parcours des ménages. D’après les données citées par l’UFME, 40 % des propriétaires commencent leur rénovation énergétique par ce poste et 71 % poursuivent ensuite avec d’autres travaux de performance. La fenêtre joue donc souvent le rôle de première étape accessible avant une opération plus lourde.

Cette fonction est d’autant plus importante que près de 30 % des logements français seraient encore équipés de fenêtres à simple vitrage. Le remplacement améliore les déperditions hivernales, mais aussi le confort d’été, alors que les épisodes de chaleur se multiplient. Dans un logement ancien ou en copropriété, il peut néanmoins être plus simple de planifier le remplacement des menuiseries que de lancer immédiatement une rénovation globale.

L’UFME avait demandé le maintien de l’aide dans un courrier adressé le 22 juillet à Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement. L’organisation avançait aussi un argument économique : pour une aide moyenne de 50 à 100 euros par fenêtre, l’État récupérait selon elle 285 euros sous forme de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux. La suppression du dispositif risque donc de réduire la capacité de certains ménages à engager des travaux et, par ricochet, de peser sur les fabricants et installateurs.

La mesure intervient dans une filière fortement implantée en France : l’article cite une production nationale représentant 90 % des fenêtres installées dans l’Hexagone. Plusieurs représentants professionnels dénoncent surtout l’instabilité réglementaire. Le président du Groupement Actibaie évoque les effets des changements successifs sur les entreprises sérieuses, tandis que des dirigeants de la menuiserie mettent en avant la visibilité nécessaire aux investissements et à la production locale.

Les professionnels français devront adapter leurs offres et leurs calendriers

Pour un facadier, un menuisier ou un transformateur de vitrage, la conséquence immédiate est commerciale : une demande de remplacement isolée ne peut plus être présentée au client comme éligible à MaPrimeRénov’ « par geste ». Les devis devront distinguer clairement le parcours accompagné, l’éco-prêt à taux zéro et les autres mécanismes mobilisables. L’éco-PTZ reste accessible pour les travaux exclus, mais il s’agit d’un financement et non d’une subvention. La TVA à 5,5 % demeure également citée pour la rénovation énergétique, sous réserve de l’évolution de la liste des travaux concernés.

Une exception subsiste pour les logements classés F ou G en métropole : le parcours « par geste » est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. L’obligation de fournir un DPE pour en bénéficier est, elle, repoussée au 1er janvier 2028. Ces dates devront être intégrées dans le suivi des dossiers et dans les échanges avec les particuliers, notamment lorsque les travaux sont planifiés par étapes.

Le marché français du vitrage reste donc soutenu par un besoin de rénovation considérable, mais l’accès à la demande devient plus dépendant du montage global des opérations. Cette évolution rejoint les analyses déjà publiées sur l’apport du vitrage isolant dans la rénovation énergétique et sur l’encadrement technique des solutions de vitrage performantes. Pour les entreprises, le sujet reste à suivre : la mesure est entrée en vigueur, mais ses effets sur les volumes de rénovation, les carnets de commandes et les arbitrages des ménages ne sont pas encore mesurables.

Source : www.verreetprotections.com

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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