La synagogue Reichenbachstraße de Munich, ouverte en 1931, a rouvert après restauration. Huit verrières PR60 de Lamilux, en forme de toiture à deux pans, réalimentent en lumière naturelle les lanterneaux de la salle de prière.
La synagogue de la Reichenbachstraße, à Munich, a rouvert au culte après une restauration lourde. Comme le rapporte la revue allemande Glaswelt, le chantier ne visait pas seulement la remise à niveau technique et énergétique du bâtiment, mais la restitution de l'effet d'origine de la salle de prière — et en particulier de sa conduite de la lumière naturelle.
Ouvert en 1931, l'édifice est l'un des rares lieux de culte juifs d'avant-guerre conservés en Allemagne. Son architecte, Gustav Meyerstein, l'avait conçu dans l'esprit de la Neue Sachlichkeit : un volume qui ne tire pas son effet de l'ornement mais de l'ordonnancement, de la hauteur et d'un éclairage zénithal maîtrisé, les lanterneaux du plafond jouant ici un rôle central. Ravagée lors de la nuit de Pogrom de 1938, la synagogue avait été rendue utilisable après la guerre, mais le caractère voulu par Meyerstein avait cessé d'être lisible pendant des décennies.
Pour rétablir cet apport de lumière, le groupe Lamilux Heinrich Strunz a posé huit verrières PR60 en forme de toiture à deux pans, qui réalimentent les lanterneaux du plafond en lumière naturelle. Le fabricant met en avant l'adaptabilité de ce système en rénovation : le PR60 s'ajuste au millimètre sur la structure existante, ce qui conditionne à la fois l'efficacité énergétique de la couverture, son isolation acoustique et le respect de la géométrie d'origine.
Le chantier illustre une demande qui s'installe sur le marché français comme allemand : en réhabilitation patrimoniale, la verrière n'est plus seulement un apport de lumière à requalifier thermiquement, elle devient l'outil de restitution d'une intention architecturale. Cela suppose des systèmes fabriqués sur mesure et tolérants aux irrégularités du bâti ancien, là où le vitrage de toiture standard trouve ses limites.