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NF DTU 44.1 : les règles d’étanchéité des joints de façade par mastics

Par Marouane KHENAFFOU ·

Le NF DTU 44.1 encadre le calfeutrement à l’eau de pluie et à l’air des joints de façade réalisés avec des mastics applicables à froid. Il précise les configurations concernées, le dimensionnement des cordons, la classification des mastics et les conditions de mise en œuvre.

NF DTU 44.1 : les règles d’étanchéité des joints de façade par mastics

À retenir

  • Le NF DTU 44.1 correspond à la norme NF P 85-210, dans sa version d’août 2012, et concerne le calfeutrement à l’eau de pluie et à l’air des joints de façade par mastics applicables à froid.
  • La règle du « 1/2 » fixe la profondeur du cordon à la moitié de sa largeur, avec un minimum de 5 mm et une tolérance de ±10 % pour la maçonnerie et la préfabrication lourde.
  • Les mastics sont classés selon la NF EN ISO 11600 en trois familles principales : 25E, 12,5E et 12,5P, selon leur capacité de déformation et le type de joint.

Le NF DTU 44.1 définit le domaine des joints de façade concernés

Le NF DTU 44.1 « Étanchéité des joints de façade par mise en œuvre de mastics » fixe les spécifications techniques applicables aux travaux neufs comme à la rénovation. Son objectif est d’assurer le calfeutrement étanche à l’eau de pluie et à l’air au moyen de produits mis en œuvre à froid. Le texte vise les ouvrages de bâtiment et de génie civil lorsque les joints se trouvent sur des parois verticales ou sur des surfaces formant un angle inférieur à 15° avec la verticale.

Plusieurs configurations sont couvertes : les joints de dilatation et de retrait, les joints de menuiserie entre le gros œuvre et les menuiseries extérieures, les joints entre panneaux de préfabrication lourde, les joints de maçonnerie traditionnelle ainsi que ceux situés entre éléments de façades légères et de préfabrication légère. Le domaine d’application ne se confond donc pas avec celui de la vitrerie proprement dite.

Le document exclut explicitement les joints de miroiterie-vitrerie. Sont également hors champ les joints en parois horizontales, les joints intérieurs, les joints de construction antisismique et les ouvrages soumis à des conditions particulières : piscines, réservoirs, cuvelages ou surfaces exposées à une eau sous pression ou stagnante. Cette limite doit être identifiée dès la prescription pour éviter d’appliquer le mauvais référentiel à un détail de façade.

Le choix du mastic dépend du support, des mouvements et du dimensionnement

Avant la mise en œuvre, l’entreprise doit caractériser la nature et la constitution des supports, la géométrie du joint, les mouvements prévisibles, les sollicitations mécaniques et les contraintes extérieures. La compatibilité chimique entre les matériaux fait partie des vérifications, tout comme les éventuels essais de convenance. Le mastic n’est donc pas choisi uniquement selon son mode d’application ou son aspect final.

Le dimensionnement varie selon la configuration. Pour les joints traditionnels de maçonnerie, une épaisseur de 10 à 15 mm est recommandée. La profondeur p du cordon doit correspondre à la moitié de la largeur de référence L0, avec un minimum de 5 mm et une tolérance de ±10 % en maçonnerie et en préfabrication lourde. Pour un joint de menuiserie à deux étages, le minimum indiqué est de 8 mm. La largeur du calfeutrement est par ailleurs plafonnée à 40 mm sur les panneaux de préfabrication lourde, 30 mm en préfabrication légère et 20 mm entre une menuiserie extérieure et le gros œuvre.

La classification selon la NF EN ISO 11600 distingue les mastics 25E, capables d’accompagner une déformation maximale de 25 %, les 12,5E, à 12,5 %, et les 12,5P, également à 12,5 % mais relevant d’une famille plastique. Les préconisations dépendent du joint : F 12,5P pour les menuiseries ; F 25E ou F 12,5E pour les façades légères ; F 25E, F 12,5E ou F 12,5P pour les panneaux de préfabrication lourde.

La préparation et les conditions de pose déterminent la tenue de l’étanchéité

La performance dans le temps repose sur trois éléments indissociables : le choix du produit, sa mise en œuvre et son adhérence aux supports. Le vide à calfeutrer doit être dégagé, y compris au niveau du fond de joint. Les supports sont nettoyés, débarrassés des parties peu adhérentes, secs et exempts de poussières, de salissures ou de graisse. Lorsque leur planéité est insuffisante, les surfaces de contact doivent être reconstituées. Selon le produit et le support, le fabricant peut imposer un primaire et préciser ses modalités d’application.

La température d’application recommandée se situe entre +5 °C et +35 °C. Les travaux doivent être réalisés hors gel, hors pluie et en dehors des périodes d’hygrométrie excessive. Le fond de joint joue un rôle essentiel dans la géométrie du cordon : s’il est absent ou constitué de cellules ouvertes, le mastic risque d’adhérer sur trois faces. Le NF DTU 44.1 signale alors un risque de rupture cohésive dès le premier cycle thermique, notamment lorsque les mouvements différentiels n’ont pas été évalués.

Les joints doivent enfin résister à l’eau dans des conditions combinant vent et pluie battante. Les essais normalisés NF EN 12154 et NF EN 12155 doivent vérifier l’absence de pénétration d’eau ; pour les solutions standard, la performance attendue est au moins de 600 Pa. Un contrôle de conformité à la réception et un entretien périodique sont conseillés afin de préserver l’étanchéité pendant la durée de service.

En France, le NF DTU 44.1 aide à sécuriser les interfaces de façade

Pour un façadier ou un poseur de menuiseries, ce référentiel fournit une base concrète pour qualifier le joint, sélectionner la classe de mastic et contrôler la préparation des supports. Il permet aussi de distinguer les joints relevant du NF DTU 44.1 de ceux qui doivent être traités par les règles propres à la miroiterie-vitrerie. Sur un chantier intégrant des vitrages, cette vérification du périmètre est aussi importante que le choix du produit.

Le dimensionnement des cordons, la présence du fond de joint et les conditions météorologiques peuvent influer sur la préparation du chantier, la durée d’intervention et la réception des travaux. Le sujet complète ainsi les règles de pose des vitrages exposées dans le NF DTU 39. Il rejoint également la question plus large du cadre normatif applicable aux solutions vitrées, comme le montre le dossier consacré au vitrage sous vide.

Le NF DTU 44.1 ne fournit pas à lui seul une solution pour chaque détail de façade : lorsque le joint est exclu de son domaine, le professionnel doit identifier le référentiel ou l’évaluation technique adapté avant de prescrire et de mettre en œuvre le calfeutrement.

Source : actu-menuiserie.fr

Article rédigé avec assistance IA à partir de la source citée, relu et publié par Marouane KHENAFFOU. Une erreur ? Signaler une correction.

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