La société roumaine ABS 2000 a inauguré le 27 août 2026 à Buzău une unité de traitement du verre post-consommation d'une capacité de 80 000 tonnes par an, financée à hauteur de 7,4 millions d'euros avec le concours de la facilité européenne pour la reprise et la résilience.
La disponibilité du calcin reste l'un des points de tension de la filière verrière européenne, et l'Europe du Sud-Est fait partie des zones où l'infrastructure de collecte et de traitement demeure la moins dense. C'est dans ce contexte que la société roumaine ABS 2000 a inauguré le 27 août 2026 une unité de recyclage du verre à Buzău, dans le sud-est du pays, selon l'information publiée en anglais par le portail professionnel glassglobal.
L'investissement s'élève à 7,4 millions d'euros et a été soutenu par la facilité pour la reprise et la résilience (RRF), le dispositif de relance financé par l'Union européenne ; la part exacte de la subvention n'est pas précisée. L'installation transforme le verre issu de la collecte post-consommation en matière première secondaire, pour une capacité annoncée de 80 000 tonnes par an. Elle est présentée comme l'un des plus importants investissements réalisés dans la capacité de recyclage du verre en Roumanie et en Europe du Sud-Est. ABS 2000 est dirigée par l'homme d'affaires moldave Serghei Balica, dont le groupe exploite également ABS Recycling en Moldavie, spécialisée jusqu'ici dans le plastique, avec environ 150 tonnes de bouteilles PET collectées chaque mois et transformées en paillettes exportées vers l'Allemagne, la Roumanie et l'Autriche. La société roumaine affichait en 2025 un chiffre d'affaires inférieur à un million d'euros et une perte d'environ 0,3 million d'euros.
Le projet est explicitement conçu à l'échelle régionale, avec l'ambition de structurer un marché du verre recyclé entre la Roumanie, la Moldavie et la Bulgarie. Pour les verriers, l'enjeu est double : réduire les volumes envoyés en décharge et sécuriser un approvisionnement local en matière première secondaire, dont la qualité de tri conditionne la part réellement réintégrable en four. La montée en puissance de ce type d'unité à l'est du continent est à suivre, alors que les objectifs de contenu recyclé se précisent au niveau européen et que la traçabilité du calcin devient un argument commercial autant qu'environnemental.