À glasstec 2026, Schiatti Angelo dévoilera la perceuse-fraiseuse verticale TFV1600 et la rectifieuse SME10. Le fabricant annonce notamment 50 % de temps gagné sur les changements d’outils et 80 % de friction en moins sur le transport du verre.
À retenir
- Schiatti Angelo présentera les machines TFV1600 et SME10 à glasstec 2026, du 20 au 23 octobre à Düsseldorf.
- La TFV1600 doit réduire de 50 % le temps consacré aux changements d’outils par rapport à la génération précédente.
- La SME10 annonce une réduction de 80 % de la friction de transport grâce à ses patins en caoutchouc vulcanisé.
Schiatti Angelo mise sur deux équipements destinés à réduire les arrêts d’usinage
Le fabricant italien Officina Meccanica Schiatti Angelo profitera de glasstec 2026 pour présenter deux machines de transformation du verre plat. La TFV1600 est une perceuse-fraiseuse verticale, tandis que la SME10 est une rectifieuse rectiligne à angle variable. Leur point commun n’est pas une nouvelle fonction logicielle, mais une approche d’investissement centrée sur la durée d’utilisation, la disponibilité des pièces détachées, la consommation d’énergie et les cycles de maintenance.
L’annonce a été publiée par GlassOnline en anglais et reprend la présentation de Schiatti Angelo. Le fabricant fixe l’horizon de décision d’une nouvelle machine à quinze ans. Ce repère donne le ton : les performances annoncées sont mises en relation avec les arrêts, la stabilité mécanique et les opérations d’entretien qui interviennent pendant toute la vie de l’équipement.
La TFV1600 associe changement d’outil automatisé et usinage de vitrages de 3 à 19 mm
La TFV1600 vise les ateliers qui perdent du temps lors des changements d’outils. Schiatti Angelo indique une réduction de 50 % par rapport à la génération précédente. Le changement d’outil automatique dispose d’un affûteur intégré, ce qui doit permettre à la machine de poursuivre son cycle sans interruption liée à cette opération.
La structure à pont fermé est annoncée comme apte à maintenir la précision sur une plage de verre comprise entre 3 et 19 mm, feuilleté compris. Pour un transformateur, cette amplitude concerne à la fois des vitrages courants et des compositions plus épaisses destinées à des ouvrages nécessitant une protection ou une résistance accrues. La promesse industrielle porte donc sur la répétabilité des perçages et fraisages autant que sur le temps de préparation.
Le constructeur relie directement ces caractéristiques à trois effets recherchés en production : moins d’arrêts, des perçages plus propres et moins de reprises. La page ne fournit toutefois ni cadence horaire, ni nombre d’outils, ni investissement d’achat. Il n’est donc pas possible d’en déduire un retour sur investissement chiffré pour un atelier français.
La SME10 travaille entre 0° et 45° avec un circuit d’eau fermé
La seconde nouveauté, la SME10, est une rectifieuse rectiligne à angle variable. Son système de transport utilise des patins en caoutchouc vulcanisé guidés sur des rails en acier trempé. Selon Schiatti Angelo, cette conception réduit la friction de 80 % par rapport aux systèmes traditionnels à glissement. L’objectif est de limiter les vibrations et de stabiliser la qualité du chant sur les longues séries.
L’angle de travail, réglable de 0° à 45°, est piloté par un automate programmable doté d’un écran tactile. La machine prévoit aussi un polissage à l’oxyde de cérium du chant plat et de l’arrondi. Le diagnostic prédictif doit réduire de moitié la maintenance courante, mais la source ne précise pas la méthode de calcul ni la période de comparaison retenue.
La SME10 fonctionne avec une puissance annoncée de 17,7 kW et un refroidissement par circuit d’eau fermé. Ce choix vise à maîtriser l’énergie, les consommables et la maintenance du circuit. Il devra néanmoins être confronté, en conditions réelles, aux contraintes de traitement de l’eau, aux cadences et aux dimensions de verre retenues par chaque transformateur.
Pour les ateliers français, l’intérêt dépendra de la démonstration et du service après-vente
Les deux machines peuvent intéresser les transformateurs français qui cherchent à réduire les temps improductifs sur le perçage, le fraisage ou la rectification de vitrages destinés au bâtiment. La plage de la TFV1600 et l’angle variable de la SME10 couvrent des opérations fréquentes en miroiterie et en fabrication de vitrages sur mesure. La réduction annoncée des changements d’outils ou de la friction ne suffit toutefois pas à comparer les coûts avec une machine existante : il faudra connaître la cadence, les outillages compatibles, la consommation réelle et les conditions de maintenance.
La disponibilité des pièces, la formation des opérateurs et l’intégration dans un flux de production restent également à vérifier. Le salon permettra de voir les deux équipements en fonctionnement à Düsseldorf, hall 16, stand 16A14. Cette présentation intervient dans un contexte où les investissements machines cherchent autant la flexibilité que l’automatisation, comme l’illustre aussi l’investissement de glasmetall Temmel dans un centre d’usinage. Les données publiées par Schiatti Angelo constituent donc un premier indicateur technique ; les gains applicables à un atelier français restent à confirmer par des essais et un chiffrage individualisé.